Livre - candida albicans : le reconnaître et les solutions naturelles pour le vaincre
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Candida Albicans : les solutions naturelles pour le vaincre – Dr Vincent Renaud

Candida Albicans : le reconnaître et les solutions naturelles pour le vaincre

Candida Albicans : les solutions naturelles pour le vaincre – Dr Vincent Renaud
Candida Albicans : les solutions naturelles pour le vaincre – Dr Vincent Renaud

L’auteur : Dr Vincent Renaud

Il est Docteur en Médecine, diplômé de la faculté de médecine de Paris et spécialiste en nutrition humaine. Membre de l’Institut Européen de Physionutrition. Praticien et enseignant en médecine fonctionnelle et micronutritionnelle, à l’Institut Européen de Physionutrition et de Phytothérapie. Également diplômé en phyto-aromathérapie.

À propos du Candida Albicans

C’est un organisme vivant à l’état naturel dans les muqueuses de l’être humain. Il n’entraîne aucune maladie ou symptôme en particulier sous sa forme de levure. On le trouve habituellement dans les intestins

La candidose : une épidémie

Notre régime alimentaire actuel trop riche en sucres et en produits industriels a posé les bases de cette maladie qui touche de nombreuses personnes dans le monde.

Les intestins

Nos intestins abritent 100 000 milliards de bactéries, soit 10 fois plus que de le nombre de cellules dans le corps humain.

Notre tube digestif est colonisé dès notre naissance par des milliards de bactéries. C’est une étape importante pour la constitution de notre microbiote.

Le rôle du microbiote

La constitution du microbiote à une fonction capitale dans la prise en charge de cette pathologie.

En effet, le maintient d’une bonne santé dépend en grande partie de l’équilibre de notre écosystème intestinal.

La flore intestinale joue également un rôle fondamental dans le contrôle de notre système immunitaire.

En effet, plus de 70 % de nos cellules immunitaires se concentrent dans l’intestin.

Candida albicans : de la levure à la moisissure

Le Candida Albicans est dymorphique : c’est à dire qu’il a la capacité de de changer sa forme. Il existe donc sous la forme de levure ou de moisissure.

La candidose apparaît lorsque l’équilibre de l’intestin est perturbé : c’est la dysbiose.

Ce champignon opportuniste prend une forme mycélienne et devient alors pathogène.

Cette transformation dans sa forme la plus virulente dépend de certaines conditions qui vont favoriser sont développement et notamment la présence en quantité importante de sucres dans notre intestin et un PH acide.

Candidose chronique

Il existe différentes familles de bactéries qui ont chacune une mission particulière.

La famille de micro-organismes en charge de la digestion des sucres est appelée “flore de fermentation” ou “flore saccharolytique”.

Celle qui est responsable de la digestion des protéines est quand à elle appelée “flore de putréfaction“.

C’est lorsque la dysbiose est dite de “fermentation” que l’on parle de candidose chronique.

Des cellules neurotoxiques

Les cellules du Candida libèrent des toxines, dont certaines neurotoxiques, qui entraînent de nombreux symptômes dans tout l’organisme, comme par exemple l’ammoniac ou l’acide urique.

Le candida sous sa forme mycélienne peut migrer dans le corps et se propager vers d’autres organes. Une infestation peut donc se manifester aussi bien dans le tractus gastro-intestinal que dans les région génitales.

L’hyperperméabilité intestinale

Ces troubles sont fréquemment présents lors d’une prolifération de candida.

Les mycotoxines sécrétées pas les cellules du candida ont la capacité de détruire les jonctions serrées (ou “Tight Junction”)  des cellules de l’intestin, ce qui entraîne l’étanchéité de la barrière intestinale.

Or, cette barrière intestinale est très importante car elle agit comme une frontière qui empêche les fragments d’aliments et autres substances de pénétrer dans la circulation sanguine.

Lorsque ce revêtement intestinal devient poreux, il laisse passer des aliments non digérés dans le sang. Ceux-ci sont reconnus comme des substances étrangères par le système immunitaire qui déclenche alors une réaction contre cette “agression”.

Ceci fait le lit des intolérances alimentaires et autres maladies auto-immunes telles que la maladie de Crohn, la fatigue chronique ou encore l’arthrite rhumatoïde.

Processus de guérison

Pour guérir de cette infection, il est nécessaire de mettre en place une hygiène de vie saine pour neutraliser la source de sa prolifération dans l’intestin.

Ainsi, il sera obligatoire de suivre un régime alimentaire strict. celui-ci sera accompagné par la prise de probiotiques, tout en soutenant le système immunitaire, dans le but de rétablir l’équilibre du microbiote.

Lorsque l’on met en place un protocole destiné à traiter l’infection, les cellules du candida qui meurent relarguent ces toxines accumulées.

La destruction des levure entraîne une “réaction de Herxheimer“, également connue sous le nom de “Die-Off”. À ce moment-là, les symptômes vont avoir tendance à s’intensifier avant de diminuer.

Le processus de guérison est d’autant plus long que la maladie a été diagnostiquée après de (trop) nombreuses années.

La convalescence peut être longue et la guérison nécessite beaucoup de rigueur et de patience.

Les causes de la prolifération du candida albicans

Il est important de comprendre les causes  du développement du candida pour pouvoir stopper sa prolifération.

Les facteurs de risque

Dans un premier, il s’agit d’identifier les facteurs de risque.

1 / L’alimentation

Une alimentation riche en sucres et sucres raffinés favorise la prolifération du candida.

Exemples : Pain, pizzas, pâtisseries, viennoiseries

En ce qui concerne les fruits, privilégier ceux à faible charge glucidique.

Exemples : Fruits rouges, pastèque, baies.

Éviter également les aliments qui contiennent des levures.

Exemples : Pain, alcool, fromages (morbier, roquefort), aliments séchés (viande ou poisson)

⇒ Pourquoi le candida aime-t-il le sucre?

L’hydrate de carbone est la source d’énergie des levures (comme le candida). Elles en ont besoin pour se développer et construire de nouvelles parois cellulaires (qui sont constituées pour 80 % de glucides)

Il existe différentes formes de glucides:

  • Glucose
  • Fructose
  • Saccharose

Le candida utilise une enzyme nécessaire pour assimiler le glucose et, par un processus de fermentation, va le transformer en énergie.

Cette réaction libère des dérivés de l’alcool. Ces métabolites issus de la réaction chimique sont absorbés par les cellules de l’intestin. On les retrouve ensuite dans les urines.

Note : Il est possible de doser ces métabolites urinaires pour diagnostiquer une candidose.

Les aliments industriels

L’alimentation moderne est remplie de sucres cachés. L’ajout de sucre est presque systématique dans les aliments industriels. Ceci, en vue d’en augmenter leur consommation.

En effet, le sucre tout comme les graisses saturées, sont des exhausteurs de goût.

Une dépendance au sucre peut alors se développer. La consommation de sucre peut entraîner les mêmes réactions neurochimique dans le cerveau que lors de la prise de morphine ou de nicotine.

2 / Les antibiotiques

C’est la deuxième cause la plus fréquente en ce qui concerne la candidose.

La prise d’antibiotiques et également ceux à large spectre, va tuer les bactéries pathogènes responsables de nos problèmes de santé. Mais ils vont aussi détruire l’ensemble des “bonnes bactéries” de l’intestin. Celles qui empêchent le candida de se propager vers d’autres organes du corps.

Dans cet environnement, le candida peut alors se développer rapidement. Il va modifier le PH de nos intestins et enclencher la transformation de la levure sous sa forme fongique pathogène.

Le candida peut donc :

  • se multiplier
  • envahir la flore intestinale
  • affaiblir le système immunitaire
  • libérer des sous-produits toxiques dans la circulation sanguine

Les solutions :

  • Prendre des probiotiques le plus tôt possible (le mieux serait de débuter avant le traitement antibiotique)
  • Consommer régulièrement des boissons fermentées (kéfir)

⇒ Objectif : remplacer les “bonnes bactéries” de l’intestin, au fur et à mesure que l’antibiotique les tue.

3/ Le stress

Facteur négligé mais une cause majeure de candidose chronique. En effet, le stress physique ou psychique modifie la constitution physiologique de notre corps. 

Les deux changements qui favorisent le candida
  • Un taux de sucre sanguin élevé

Tous deux ont la même cause: le cortisol.

Le cortisol : hormone du stress

Le cortisol est initialement produit par les glandes surrénales. Sa production déclenche un processus au niveau du foie qui transforme les acides aminés et le glycérol en glucose. Ce dernier est libéré par le foie dans la circulation sanguine, ce qui augmente directement le taux de sucre dans le sang.

Le but biologique est de pouvoir fournir une ressource d’énergie immédiatement utilisable par les muscles dans le but de répondre à tout danger physique imminent.

D’autre part, le cortisol limite la production d’insuline, qui est l’hormone qui permet de stocker le glucose dans les tissus sous forme de glycogène.

  • Un système immunitaire affaibli

Le cortisol inhibe l’activité des globules blancs (lymphocytes) Or, ceux-ci jouent un rôle central dans le système immunitaire.

L’organisme devient alors plus vulnérable à une infection par le candida.

Les techniques de gestion du stress
  • Un sommeil en quantité suffisante et de qualité
  • La pratique de massages
  • La cohérence cardiaque
  • Une activité physique relaxante (yoga, Pilates)
  • L’aromathérapie (Huile essentielle de marjolaine à coquilles, de lavandin…)
  • Gérer son temps de travail

4/ La pilule contraceptive

L’œstrogène contenu dans la pilule contraceptive stimule la production de glycogène dans le vagin. Or, celui-ci est une nourriture idéale pour les cellules de levure de candida qui aura tout loisirs de proliférer dans cet environnement.

5/ Le diabète

En cas de diabète, le niveau de sucre dans le sang et élevé et le système immunitaire est affaibli.

Ces deux raisons font que les personnes atteintes de diabète sont plus susceptibles de développer une infection au candida, avec un risque majoré pour le diabète de type 1 par rapport au diabète de type 2.

6 / Le PH intestinal

La levure candida se développe mieux en terrain acide. C’est la raison pour laquelle il est présent surtout dans les parties du tube digestif où le PH est entre 6 et 7. Il est donc plus précisément au niveau du côlon droit (ascendant), zone où se situe la flore de fermentation, en clair la zone de digestion des sucres.

Toutefois, pour s’assurer un développement optimal, le candida a besoin de passer d’un terrain acide à un environnement plus neutre, voire légèrement alcalin.

Le rôle de l’ammoniac

Pour ce faire, le candida va décomposer les nutriments dans l’intestin et libérer un gaz alcalin : l’ammoniac. Celui ci rehausse le PH autour de la cellule et permet au candida de prendre sa forme fongique pathogène.

Un PH différent selon la forme du candida albicans
  • La forme levure, moins virulente, se développe mieux dans un PH acide de 4.
  • La forme fongique (moisissure) nécessité un PH neutre voire un peu alcalin.

⇒ Que faire ?

Maintenir l’acidité dans l’intestin pour empêcher la levure de prendre sa forme fongique et adopter un régime alimentaire faible en sucres pour inverser l’infestation du candida.

Prévenir la transformation de la levure vers sa forme la plus virulente est l’une des clés du traitement.

7/ Les infections chroniques

Un organisme fragilisé avec un système immunitaire affaibli sera la cible de nombreuses agressions qui laisseront le champ libre au développement du candida.

Le diagnostic d’une prolifération du candida albicans

Les symptômes d’une prolifération

Ils sont souvent difficiles à identifier. Pour reconnaître une infection de candida, il est important de faire le point sur sa situation.

Un déséquilibre de la flore intestinale peut affecter des personnes de différentes façons, en fonction de notre physiologie individuelle, notre alimentation et de nos éventuels problèmes de santé.

1 / Des infections à levures à répétition

C’est le signe le plus évident d’une atteinte par le candida. Cela signifie que, même lorsque l’on traite une infection, le candida, qui a la capacité de migrer, va atteindre ensuite d’autres endroits dans le corps.

Principaux symptômes: 
  • Tâches blanches sur la langue, langue “fissurée”, zones rouges aux commissures des lèvres…
  • Au niveau vaginal : douleurs, démangeaisons, écoulement blanchâtre et indolore…
  • Au niveau des ongles : douleurs et gonflements autour des ongles, ongles jaunis et cassants…

2 / Des troubles neurologiques

La prolifération candidosique peut avoir  des répercutions sur la santé mentale. Du manque d’entrain jusqu’à la dépression.

Ces symptômes sont souvent causés par une neurotoxine, l’acétaldéhyde. Cet un sous-produit du candida albicans.

Lors de sa phase de prolifération du candida, le foie est surchargé par toutes les toxines qui sont libérées dans la circulation sanguine.

C’est pourquoi, dans le processus “anti-candidose“, il est si important de mettre en place un protocole de désintoxication du foie pour soutenir son action et l’aider à éliminer ces toxines.

Les principaux symptômes:
  • Sensation d’être dans le brouillard
  • Troubles de la mémoire
  • Manque de concentration
  • Vertiges
  • Mauvaise coordination
  • Dépression
  • Attaques de panique
  • Anxiété
  • Faible libido
  • Fatigue
  • Insomnie

3 / Des problèmes digestifs

Une alimentation riche en sucre et/ou la prise d’antibiotiques ont un impact sur l’équilibre de la flore intestinale. En plus d’affaiblir le système immunitaire, cela affecte la manière dont le corps digère les aliments.

Les “bonnes bactéries” présentes dans le système digestif ont un rôle essentiel : elles sont responsables de la digestion et de l’utilisation de l’amidon, des fibres et de certains sucres.

Le processus d’infestation de la flore par le candida entraîne un dysfonctionnement de l’intestin ainsi qu’une hyper perméabilité intestinale. La forme mycéllaire du candida diffuse alors ses mycotoxines à travers la paroi intestinale. Le système immunitaire n’identifie pas ces substances étrangères et met en place une réaction qui peut déclencher des intolérances alimentaires.

Les principaux symptômes:
  • Diarrhée
  • Flatulences
  • Prise de poids
  • Crampes d’estomac
  • Constipation
  • Gonflement au niveau du ventre
  • Reflux acide
  • Prurit anal (démangeaisons)

4 / Des problèmes respiratoires

Une étude parue dans la revue “Science” en 2008 fait le lien entre propagation candidosique et asthme. Dans ce cas, la forme pathogène du candida se comporte comme un micro-organisme qui parasite le fonctionnement de l’organisme. Ceci entraîne des manifestations diverses.

Les principaux symptômes:
  • Asthme
  • Rhinites et conjonctivites
  • Sinusite
  • Toux persistante
  • Mal de gorge

5 / Des allergies

Le candida peut causer ou aggraver les allergies et ceci de deux façons:

  • À cause de la perméabilité intestinale: des fragments d’aliments pénètrent dans la circulation sanguine, ce qui déclenche des réactions d’hypersensibilité digestive.
  • À cause des problèmes respiratoire qu’il engendre et qui aggravent les symptômes des maladies comme l’asthme.
Les principaux symptômes:
  • Hypersensibilité alimentaire
  • Asthme lié à l’allergie
  • Sensibilité aux parfums et produits cosmétiques
  • Réactions allergiques au contact de certains métaux

6 / Une dysfonction immunitaire

En cas de prolifération candidosique, le foie est surchargé des sous-produit toxiques libérés par le candida. ce sont en tre autres l’acétaldéhyde, l’ammoniac et l’éthanol. Cela entraîne un déséquilibre du microbiote qui va perturber le système immunitaire.

On devient alors plus sensible aux infection hivernales, aux troubles cutanés type acné, herpès…

Les principaux symptômes:
  • Rhumes fréquents et infections virales
  • Toux chronique
  • Infections des voies urinaires
  • Otites, angines pharyngites
  • Infections cutanées ( abcès, herpès, mycoses…)

7 / Des douleurs

Différents types de douleurs non spécifiques peuvent être liés à une prolifération du candida.

Par exemple, des maux de tête récurrents peuvent se produire lorsqu’un sous-produit neurotoxique (l’acétaldéhyde) atteint le cerveau.

L’infection par le candida peut également provoquer des douleurs musculaires et articulaires. Ceci lorsque des mycotoxines s’accumulent dans les différents tissus conjonctifs de l’organisme.

Les principaux symptômes:
  • Maux de tête
  • Sensibilité à la lumière
  • Douleurs articulaires (souvent confondues avec l’arthrite)
  • Douleurs musculaires (myalgies, crampes)
  • Tendinites

8 / Des troubles métaboliques

L’infection par le candida est la plupart du temps le reflet d’une alimentation riche en produits sucrés.  Elle peut donc s’accompagner d’une prise de poids, souvent située au niveau abdominal.

⇒ Ces pulsions sucrées on différentes origines:

1/ Une hypoglycémie : le sucre alimentaire est détourné par le candida, qui y puise son principal carburant, au détriment du cerveau qui par en recherche pour son continuer bon fonctionnement.

2/ Un déclin de la dopamine et de la sérotonine: deux neuromédiateurs engagés dans la régulation des émotions. Le candida agit comme un perturbateur endocrinien. En cela, il abaisse le taux de sérotonine (hormone du bien-être), ce qui entraîne des envies de sucre, dans le but d’apaiser le stress. De plus, le déficit en dopamine (hormone de l’action), engendre un état de fatigue chronique, qui pousse l’organisme a se tourner vers des aliments “doudou”, le plus souvent sucrés.

3/ Un hyper insulinisme : La production d’insuline (hormone de stockage de l’énergie), se trouve modifiée par l’augmentation de la graisse abdominale. L’hormone ne remplit alors plus sa fonction de stockage de l’énergie et le pancréas va produire de moins en moins d’insuline. Cela entraîne une hypoglycémie fonctionnelle, avec de la fatigue et une envie de sucre irrésistible qui engendre une prise de poids progressive.

Les différents profils candidosiques

Il existe plusieurs profils d’individus atteints de candidose chronique. Un questionnaire détaillé permet de faire ressortir un tableau dominant.

  • Profil “Déficit en sérotonine” : concerne surtout les personne stressées.
  • Profil Dysbiose : concerne surtout les patients atteints de troubles digestifs.
  • Profil Métabolique : est représentatif des patients souffrants de surpoids chroniques, avec souvent une résistance à la perte de poids.

Les moyens de diagnostic d’une candidose

Même si le diagnostic est avant tout clinique, il existe des techniques permettant le diagnostic du candida.

  • Le test de la salive : il s’agit de cracher dans un verre d’eau et d’observer après quelques si des “filaments” apparaissent. Facile à réaliser, ce test n’a cependant aucune valeur.
  • En biologie :
    • L’examen des selles ou coproculture : à réaliser dans un laboratoire spécialisé. Il permet d’examiner l’équilibre de la flore intestinale.
    • L’examen des urines : qui permet de doser les métabolites organiques urinaires (ou MOU). Seuls les dosage de marqueurs très spécifiques permettent de confirmer la candidose chronique. Par exemple la présence  de D-arabinitol (un sucre de l’alcool uniquement produit par le candida, présent en cas de candidose aïgue), de tartarate (marqueur d’une candidose chronique) et de citramalate.
    • L’examen sanguin : les bilans sanguins conventionnels (NFS, glycémie, cholestérol…) n’ont pas la possibilité de faire le diagnostic de candidose. Seuls quelques marqueurs biologiques, notamment ceux de l’inflammation (tels que la Protéine C réactive) ou ceux qui traduisent un défaut d’assimilation (fer,zinc, vitamines, etc.) peuvent être pris en compte en cas de mise en place d’une supplémentation micro nutritionnelle d’accompagnement.

⇒ Le seul dosage qui peut être utile au diagnostic du candida est celui de la sérotonine anti-candida ou CANDIA 5. C’est un test non spécifique qui permet de savoir si l’on a été en contact avec le candida. Toutefois, il ne peut établir avec certitude le stade de l’infection.

Il peut être intéressant également de procéder à un typage lymphocytaire, avec bilan de l’état immunitaire. De manière à pouvoir, si besoin, mettre en place un protocole pour soutenir la fonction immunitaire.

  • Le test d’intolérance alimentaire : il s’agit d’une prise de sang à effectuer pour confirmer un éventuel trouble de la perméabilité intestinale. Il dose notamment les IgG alimentaires (Anticorps présents dans la sang, permettant de lutter contre la présence d’un élément étranger à l’organisme : bactéries, virus, protéines diverses…), dans le but d’évaluer la présence ou non d’un dysfonctionnement du système immunitaire, face à certains aliments. Un taux anormalement élevé de IgG traduit un intestin poreux (ou Leaky Gut Syndrome). À inclure dans la cadre du traitement contre la candidose. Cet examen sanguin n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale.

Le programme “Anti-Candida”

Voici quelques pistes pour aider l’organisme à inhiber le candida:

  • Éviter tout ce qui favorise sa surcroissance (pilule contraceptive, hormones de substitution, médicaments à base de stéroïdes comme la cortisone, antibiotiques…)
  • Gérer son stress : cela permet de contrôler son acidité et de lutter contre les co-infections.
  • Prendre régulièrement des antifongiques naturels (sauf pour les femmes enceintes ou allaitantes)
    • L’acide caprylique : C’est un extrait du cocotier. Il faut privilégier la forme de capsules gastro-résistantes (pour qu’il soit bien absorbé par le bas des intestins). Il est recommandé en remplacement d’antifongiques médicamenteux comme la nyastine (produite à partir de levures).
    • L’acide undecylenique : extrait de la graine de ricin, qui sert à produire le calcium undecyclenate. Action similaire à l’acide caprylique, en plus puissant. Là encore, choisir des capsules gastro-résistantes.
    • L’ail : puissant antibactérien, très efficace contre les levures et le mycélium.
    • La berberine : antifongique à large spectre contre les bactéries, protozoaires, levures et mycéliums. Favorise le repeuplement des intestins par les “bonnes bactéries“. Efficace dans le traitement du diabète de type II, en améliorant la sensibilité à l’insuline et facilitant le transport du glucose dans les cellules.
    • La chlorophylle magnésienne : principal pigment assimilateur de végétaux photosynthétiques. La chlorophylle, pigment du vert des feuilles, ressemble à l’hémoglobine du sang. Elle améliore l’oxygénation cellulaire. Elle agit sur la dysbiose et freine le développement des candidoses digestives.
    • L’echinacea augustifolia ou échinacée : plante originaire d’Amérique du Sud, ayant les mêmes bénéfices que la berbérine. Puissant antifongique. Renforce le système immunitaire
    • L’origan : puissant antifongique. À prendre en gélules gastro-résistantes.
    • L’aloe vera : son jus est un puissant antifongique. Améliore l’équilibre acido-basique. Prendre 1 à 2 c.à.s. de jus d’aloe vera dilué dans un verre d’eau, chaque jour.
    • L’huile essentielle d’arbre à thé (ou tea tree)
    • La camomille : contient des agents antifongiques. À consommer sous forme de thé ou tisane.
    • Les tannates : extraits des plantes, puissants antifongiques.
    • La biotine : également appelée vitamine B8. Elle est produite par les bonnes bactéries de l’intestin. Nutriment essentiel pour combattre l’activité du candida. elle inhibe la transition du candida sous sa forme agressive.
    • L’extrait de pépins de pamplemousse : antibactérien et antifongique.
    • L’huile d’olive : Action similaire à la biotine. Acide oléique, acide gras mono-insaturé appelé Oméga 9. Privilégier une huile vierge, pressée à froid et biologique.

Les traitements

L’irrigation du côlon

Cette technique consiste à introduire de l’eau dans les intestins pour éliminer les débris et substances accrochés aux parois du côlon et faciliter l’élimination des toxines.

Les antifongiques médicamenteux

  • La Nyastine : médicament utilisé pour traiter les mycoses et champignons. Cependant, il n’atteint pas toujours le candida. De plus, des intestins poreux peuvent laisser passer la nyastine dans le sang, ce qui entraîne de effets secondaires indésirables.
  • Le Triflucan (fluconazole) : en plus d’un coût élevé, il est nécessaire de poursuivre le traitement sur long terme pour qu’il soit efficace.
  • Le Nizoral (kétonazole) : il cause des lésions au foie à cause de la porosité des intestins.

⇒ En conclusion : la prise de ces médicaments n’est pas nécessaire. Les cas de rechute étant fréquents. Leur utilisation ne remplace en aucun cas le programme “anti-candida”.

De plus, ces médicaments aggravent l’état de la flore intestinale et affaiblissent le système immunitaire.

Les prébiotiques

Les prébiotiques sont des aliments non digestibles. Ils favorisent la croissance ou l’activité des bactéries intestinales bénéfiques à notre santé. 

Un régime alimentaire déséquilibré perturbe le fonctionnement des bactéries. La nourriture que l’on donne à notre microbiote influence considérablement son fonctionnement. Les “bonnes bactéries” jouent un rôle essentiel sur notre santé:

  • Production de certaines vitamines
  • Détoxification des intestins
  • Inhibition des bactéries indésirables et levures
  • Apport de carburant pour la flore intestinale résidente

Les probiotiques

Il est très important de repeupler les intestins avec de “bonnes bactéries“, comme par exemple les L. acidophilus et Bifidobacterium.

La prise de probiotique doit être inclue dans le traitement contre le candida. La source la plus efficace connue à ce jour est le Lactobacillus Helveticus, qui a une action anti candidosique spécifique.

⇒ Conseils pour choisir ses probiotiques

  • Ils doivent contenir pas moins d’un milliard de bactéries par gramme (nombre garanti au moment de l’achat et non de la production).
  • Les bactéries doivent être actives et viables (capables de se multiplier pour former des colonies).
  • Privilégier la forme sous capsules gastro-résistantes.

La prise de probiotiques est d’autant plus importante qu’elle permet d’aider à l’élimination des toxines relâchées par les candida quand il est détruit.

Soigner sa perméabilité intestinale

En parallèle des prises de pré et probiotiques, il est très important de prendre soin de la muqueuse des intestins, fragilisée par le candida.

Il est primordial de réduire la porosité intestinale pour :

  • Faciliter l’adhésion des bactéries amies aux parois de l’intestin.
  • Réduire la charge qui pèse sur le système immunitaire.

Voici quelques produits qui permettent une réduction de la porosité:

  • La L-glutamine : acide aminé qui améliore les capacités de guérison de membranes muqueuses abîmées.
  • Le curcuma : riche en curcumine, anti-inflammatoire naturel, antioxydant et protecteur hépatique.
  • L’acide butyrique : produit normalement par les bactéries amies. On le trouve dans l’huile de coco et l’huile d’olive. Il favorise la réparation des muqueuses.

Détoxification et soutien du foie

Les toxines qui viennent d’une dysbiose des intestins sont appelées endotoxines. Le foie est le principal rempart contre elles : sa fonction est de les éliminer du sang. En cas de déséquilibre de la flore intestinale, le foie peut rapidement se retrouver surchargé.

Il existe différentes solutions permettant de soutenir le fonctionnement du foie

Les plantes

  • Le chardon marie : une des substances les plus puissantes pour aider le foie.
  • Le romarin : plante hépatoprotectrice connue pour ses propriétés détoxifiantes.
  • Le radis noir : permet une meilleure élimination des mycotoxines grâce à son action drainant et détoxifiante.
  • L’artichaut : puissant draineur hépatique et rénal. Ses feuilles sont utilisées en phytothérapie pour faciliter l’élimination des toxines et protéger le foie.

Renforcement du système immunitaire

Autre point essentiel du programme “anti candida”. : la prise de nutriments pour renforcer son système immunitaire.

Voici quelques supplémentations nutritionnelles qui peuvent être mises en place lors d’un protocole de guérison:

  • La vitamine C : hydrosoluble (soluble dans l’eau). Essentielle au système immunitaire quand il est soumis à un stress. L’organisme ne la stocke pas. Un apport constant est donc nécessaire.
  • Les vitamines B : des alliés essentiels du système immunitaire . Elles interviennent à tous les niveaux de défenses. 
  • La vitamine D : liposoluble (soluble dans les graisses ou lipides). On la trouve dans l’alimentation mais elle est également synthétisée par l’organisme humain sous l’action des rayons du soleil. Intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore au niveau intestinal et dans leur réabsorption au niveau rénal. rôle clé dans la réponse immunitaire.
  • Les minéraux : zinc, magnésium et sélénium son recommandés en cas de système immunitaire affaibli.

Les plantes

Phytothérapie et aromathérapie sont des alliés de choix dans le renforcement des défenses immunitaires.

On retrouve par exemple :

  • Échinacée
  • Ginseng
  • Propolis
  • Tea tree
  • Ravintsara

Il est important de faire le plein de fruits et légumes sources de vitamines, minéraux et polyphénols.

Candida et alimentation

Une alimentation antifongique

Il s’agit de mettre en place de bonnes habitudes alimentaires. La but de cette alimentation est de priver le candida de sa nourriture principale, c’est à dire, le sucre.

Complémentation nutritionnelle

Il peut être est utile de prendre des enzymes digestives d’origine végétales pour aider à digérer la nourriture, notamment dans le cadre d’intolérances alimentaires. Préférez les enzymes à large spectre.

Les aliments à supprimer 

  • Tous les aliments qui contiennent des levures et leurs dérivés. Les réintroduire, petit à petit, un à un par la suite et noter les éventuels symptômes.

Exemples : champignons, sauces soja, thé noir, soupes préparées,fromages, fruits secs (moisissures en surface), produits maltés, le glutamate de monosodium, les vinaigres, choucroute, olives, les boissons fermentées…

√ À noter : chacun réagissant différemment, ne pas hésiter à tester ses réactions, notamment envers le vinaigre de cidre.

  • Les antibiotiques 
  • Les aliments riches en sucre : cela concerne tous les sucres. Ils favorisent la prolifération du candida.
  • Les céréales raffinées : pain, pâtisseries, biscuits, gâteaux…

√ À noter : les céréales complètes sont à inclure dans le régime. Comme les farines intégrales. À choisir bio.

Exemples : riz brun, millet, avoine…

  • Les aliments transformés / industriels.
  • Le lait : et de la même manière son sucre, le lactose.

√ À noter : une exception peut se faire en ce qui concerne les yaourts, à choisir natures. Ils contiennent des probiotiques qui inhibent la candida et favorisent l’équilibre de la flore intestinale.

  • La viande et le poisson fumé, les saucisses, le corned-beef…
  • Les noix, sauf celles qui sont en coque. ce sont des aimants à moisissures.

Les bonnes habitudes alimentaires

Voici quelques éléments de base à adopter pour mettre en place de bonnes habitudes alimentaires.

  • Il est important d’apporter beaucoup de fibres dans son alimentation.

Exemple : le son d’avoine accroît la surface d’absorption des matières fécales et accélère l’élimination des toxines.

  • Manger 3 à 4 repas par jour. Ne pas sauter de repas, dans l’idéal. Sauf si l’on se sent mal.
  • Prendre le temps de manger dans le calme.
  • Bien mâcher, surtout les hydrates de carbone (féculents). C’est indispensable pour pouvoir bien digérer, car les système digestif a besoin d’enzymes présents dans la salive pour permettre de casser leurs chaînes moléculaires.
  • Éviter de boire pendant les repas.
  • Choisir des viandes, volailles et œufs provenant d’une source qui n’utilise pas d’antibiotiques ni de substances hormonales données aux animaux. Privilégier le Bio et les poissons sauvages.
  • Choisir des légumes frais et Bio. Préférer une cuisson douce, à la vapeur par exemple, de façon à conserver au maximum les nutriments.
  • Les protéines : animales et végétales (légumineuses, céréales , graines…). Chaque jour.
  • Les fruits : à ne réintroduire qu’après 3 semaines de régime anti candida. Éviter ceux trop riches en fructose (pomme, raisin, melon…).
  • L’eau : dans l’idéal, boire de l’eau du robinet filtrée. Par exemple, avec un filtre au charbon actif. Éviter les eaux gazeuses.

Réintroduire des aliments

Au bout de quelques semaines, vous sentirez une amélioration de votre état général. Vous pourrez alors réintroduire petit à petit certains aliments, tout en prenant soin de rester à l’écoute de votre corps et de ses symptômes.

Dans tous les cas, le régime de base devra être observé pendant une durée minimum de 6 mois.

Une bonne hygiène de vie et un environnement sain

Parallèlement au régime alimentaire, l’influence de l’environnement est très importante dans le processus de guérison. Voici quelques donc règles simples à suivre:

  • Éviter les endroits humides : ceux où il y a des moisissures ou de la pourriture.
  • S’exposer à la lumière : Passez au moins 30 minutes par jour en extérieur. cela soutient le système immunitaire.
  • Faire de l’exercice physique : Régulièrement . Pour stimuler la respiration et la circulation sanguine. 
  • Gérer le stress : car celui-ci affaiblit le système immunitaire. Essayez différentes méthodes de gestion du stress comme le yoga ou la méditation.

Conseils sur le choix des aliments

Les aliments anti-candida

Voici une liste qui inclut les aliments qui aident à éliminer de l’organisme les sous-produits toxiques du candida.

Les aliments antifongiques

Exemples : brocoli, choux de Bruxelles, piment, cannelle, huile de coco, farine de noix de coco, ail, huile d’olive, curcuma, origan oignon, graines de courge…

Les aliments pro et prébiotiques

Exemples : artichaut, ail, kéfir, choucroute, asperge, topinambour, salade de pissenlit, yaourt nature…

Les aliments détoxifiants

Exemples : vinaigre de cidre, poivre de Cayenne, jus de citron, gingembre, radis noir, artichaut…

Les indispensables pour la cuisine

Exemples : bicarbonate de soude, farine de sarrasin, lait de coco, œufs…

Les ingrédients pour les sauces salade

Exemples : vinaigre de cidre, huile de coco, citron, huile d’olive, poivre noir, sel de mer…

Les aliments autorisés

  • Légumes : Aubergine, endive, olive, radis, salade romaine, algues brutes, épinards, navet, châtaignes, chicorée…
  • Fruits : avocat, fruits rouges, baies, noix de coco, citron….
  • Féculents : sarrasin, millet, quinoa, riz brun…
  • Protéines : poulet, agneau, dinde, œufs, mouton, bœuf, anchois, saumon, sardines…
  • Produits laitiers : yaourt nature, kéfir, beurre de baratte…
  • Oléagineux et graines : amande, noisette, noix, noix de pécan, noix de macadamia, noix du Brésil
  • Épices : basilic, poivre noir, coriandre, cumin, noix de muscade, thym, estragon, curcuma, romarin gingembre, curry, paprika…
  • Huiles : huile de coco, huile d’olive, huile de sésame, huile de lin…

Les aliments interdits

  • Légumes : haricots, betterave, carotte, panais, pomme de terre, patate douce, courge, igname, pois…
  • Féculents : orge, blé, seigle, avoine, pain blanc, riz blanc, pâtes…
  • Viandes et poissons : charcuterie, gros poissons, porc…
  • Sucre : miel, fructose, chocolat, sirop d’agave, lactose, mélasse, sirop de riz, édulcorant, sucre de table…
  • Alcool : vin, bière, cidre, spiritueux, cocktail…
  • Produits laitiers : lait, fromage

Important : toutes ces recommandations sont à adapter selon votre profil candidosique et vos éventuelles intolérances personnelles.

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