Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l'acte - Gilles Daveau
Dossiers Alimentation et Santé

Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l’acte – Gilles Daveau

Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l’acte – Gilles Daveau

 

Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l'acte - Gilles Daveau

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Je vous propose un résumé des différents points importants du livre “Manger moins (et mieux) de viande” de la collection : “Je passe à l’acte”, de Gilles Daveau, paru aux Éditions Acte Sud / Kaizen, en septembre 2017.

RÉSUMÉ

“La viande soulève des débats passionnés. Alors, pour passer à l’action, dédramatisons ! Entre les postures radicales “viandard” ou “vegan”, mille voies sont possibles et celle qui convient à l’un ne sera jamais tout à fait la même que pour son voisin. Si plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’il est urgent de s’emparer de ce sujet dans notre quotidien, on oublie trop souvent, en effet, cette notion essentielle : à chacun de le faire à son rythme et à sa manière. 
Comment ? Cet ouvrage apporte des réponses simples, dont la force est de s’appuyer, précisément, sur nos différences. Il nous entraîne dans un passage à l’acte personnalisé et libérateur. Où le “moins” se transforme en “plus” : plus de saveurs, de couleurs et de nutriments. Et où le “mieux” permet enfin de rendre sa noblesse à un aliment “de choix”, issu du vivant : la viande. Une démarche d’ouverture, bien plus que de vertu, qui nous amène à renouer avec cette longue histoire commune qui lie les hommes et les animaux.”

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Une prise de conscience

Il va falloir changer, plus personne ne le nie. la question est : “Comment faire ?

Car lorsque l’on aborde le sujet de la viande, de nombreuses interrogations en découlent. Que ce soit sur de potentielles carences ou la fin des plaisirs de la table.

Changer de perspectives

Les contestations sont souvent liées aux clichés qui confrontent les carnivores et les végétariens. La solution ? S’ouvrir à de nouvelles possibilités.

L’empreinte carbone

Il est important de faire la différence entre :

  • Les élevages paysans où les ruminants fertilisent les sols et contribuent à la captation du carbone par le biais des prairies
  • Les productions industrielles et ses élevages intensifs d’animaux en stabulation qui sont nourris avec des aliments cultivés.

Un constat : nous mangeons trop de viande

“Dans le cadre d’une alimentation saine et diversifiée, les protéines végétales devraient représenter au minimum la moitié de l’apport protéique.”

La viande doit redevenir ce qu’elle fut pendant longtemps, avant la révolution agricole du XIX ème siècle : un aliment de choix, consommé lors du repas dominical.

Crise agricole, scandales sanitaires et manifestations paysannes ont fait éclaté aux yeux de tous un fait indiscutable : dans ce monde où la surconsommation fait foi, nous sommes peu à peu passés de l’abondance à la démesure.

“Étant devenus pour beaucoup d’entre nous des citadins, nous nous sommes éloignés de nos racines rurales, de la terre, du végétal et de l’animal.”

Les animaux qui se retrouvent en supermarché ont fréquemment parcouru de milliers de kilomètres. Ils sont souvent nés dans un pays, engraissés dans un pays différent, abattus et transformés dans d’autres endroits.

Un changement à portée de fourchette

Il n’est pas nécessaire que tout le monde devienne végétarien du jour au lendemain. Cependant, chacun peut faire un geste face aux enjeux actuels autour de la viande.

En effet, ce serait déjà un grand pas si une majorité d’entre nous diminue sa consommation et fait le choix de meilleures productions. De même, il peut être intéressant d’adopter un régime mixte, associant des viandes variées en quantités modérées et des protéines végétales.

Cela permettrait déjà de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Une culture alimentaire propre à chacun

Nous avons tous notre “madeleine de Proust”, un plat préféré, une recette qu’on refait inlassablement et avec laquelle on est sûrs de se régaler, des odeurs qui nous rappellent des moments gourmands partagés autour d’une bonne table…

Si la standardisation de l’offre agroalimentaire a plutôt tendance à réduire notre potentiel sensoriel, voyons le côté positif en prenant plaisir à cuisiner de bons produits pour découvrir ou redécouvrir leurs délicieuses saveurs.

“Laissons-nous tenter par un véritable voyage sensoriel.”

Soyons curieux et allons au delà de nos frontières pour prendre du recul sur les stéréotypes dont nous avons hérité.

Il n’est pas rare de voir en France, des protéines animales industrielles servies de l’entrée au dessert. Or, il est temps de revoir nos fondamentaux.

Les clichés ont la vie dure

“Un repas sans viande n’est pas un vrai repas.”

Voici quelques exemples de clichés qui ont traversé les temps. devenus de l’ordre du réflexe lorsque l’on aborde le sujet de la consommation de viande, ils ne reposent pourtant sur aucune réalité.

  • Cliché #1 : Les protéines ça donne des muscles.
  • Cliché #2 : Les protéines, c’est uniquement dans la viande.
  • Cliché #3 : Il faut de la viande à tous les repas.

Voici 3 manières de commencer à changer sa consommation :

  • Prendre le temps d’aller à la rencontre des éleveurs
  • Adhérer à une AMAP
  • S’abonner à un panier paysan

Changer sa façon de manger, changer se façon de penser

Que ce soit suite à des problèmes de santé ou pour une question de budget, les raisons qui peuvent nous amener à diminuer notre consommation de viande sont diverses.

Souvent, la viande est présente chaque jour dans nos menus et pour beaucoup d’entre nous, de façon “automatique”.

“La viande structure nos repas […] Elle est le repère rassurant autour duquel tout s’organise […] Elle fait l’identité d’un plat : elle lui donne son nom. le reste est secondaire, ce sont les garnitures.”

Les garnitures : un univers de saveurs à redécouvrir

Racines, bulbes, tiges, feuilles, fleurs, fruits… À déguster sous de multiples formes. Sans oublier les tubercules, légumineuses et autres céréales ainsi que les condiments, aromates, huiles et graines oléagineuses à inviter régulièrement à notre table.

“La règle est simple : diversité et qualité.”

Redonnons aux moment du repas sa juste place. Prenons le temps de goûter aux différentes saveurs, de humer les effluves gourmandes qui se dégagent de nos casseroles et surtout de bien mâcher chaque bouchée. c’est essentiel pour être bien rassasié et mettre au placard ces lieu communs selon lequel si on diminue notre ration de viande dans l’assiette, on sortira de table en ayant encore faim.

Les protéines végétales telles que légumineuses comme par exemple les lentilles,sont tout aussi nourrissantes et ce, pour un coût bien inférieur à la viande.

“Les légumes secs (lentilles, pois chiches, pois cassés, haricots blanc ou rouges…) sont des aliments super protéiques et économiques.”

Cela permet de s’offrir le luxe de déguster de temps en temps, une bonne viande de qualité supérieure.

Qu’est-ce qu’une “bonne viande” ?

Il faut prendre en compte plusieurs paramètres tels que :

  • La provenance
  • La méthode d’élevage
  • La qualité nutritive
  • Le prix
  • La saveur dans l’assiette

Les marques et labels : une garantie de qualité

“Viandes fermières”ou “Bleu-blanc-cœur”sont des critères spécifiques utilisés par les marques pour mettre en avant le terroir d’origine, la nourriture des animaux ou la sélection des espèces.

Là encore, il n’est pas évident de s’y retrouver dans les rayons parmi toutes ces allégations.

“Label rouge” ou encore d’origine “Biologique” sont les deux seuls labels officiels qui garantissent l’ensemble des modes de production. Ils sont soumis à des contrôles indépendants.”

Restructurer nos assiettes

Diminuer la quantité de viande dans nos plats et faire la part belle aux légumes, céréales, légumes secs tout en se composant une belle assiette colorée, voilà de quoi ravir les yeux et les papilles de tout un chacun.

Il y a toujours le cas de ceux qui n’aiment pas ou ne savent pas cuisiner. De plus, ses contraintes du quotidien font que l’on a de moins en moins de temps à consacrer à la préparation ds repas. On retrouve vire avec des plats préparés ou des sandwiches industriels, souvent composés avec de la viande d’une qualité moindre.

C’est également l’occasion de goûter des spécialités de pays mettant en valeur les légumes.

Découvrir de nouvelles façons de cuisiner

Changer ses habitudes alimentaires, c’est également changer sa façon de préparer les produits que l’on consomme. C’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs.

Cela permet aussi de ne prendre ces bonnes résolutions comme un obstacle ou comme une autre injonction morale, telles que “5 fruits et légumes par jour” ou encore “attention au sel”.

Évoluer en douceur

Il s’agit de tester, de goûter, de comparer puis de trouver ce qui nous convient.

“C’est trop long, trop compliqué, c’est fade…”

Pas le temps d’aller au marché, de cuisiner, de chercher des recettes… ?

Dans ce cas là, il est important de faire un point sur ses priorités, pour ne pas avoir à être contraint au changement par la survenue d’un problème de santé. Ce sont généralement des “crises de la vie” qui nous poussent à nous interroger et à nous questionner sur l’essentiel.

Ne pas hésiter à utiliser différents assaisonnements pour relever les saveurs des plats moins carnés.

La clé du plaisir gustatif ? Retrouver des sensations. Porter son attention sur les odeurs, les textures et le visuel. Reconnaître en bouche le croquant du cru et la douceur du cuit.

Accompagner sa transition

Échanger autour d’un bon plat, cuisiner à plusieurs, découvrir une nouvelle façon de s’alimenter, et faire des repas, des moments de convivialité et de partage.

“Élargir son répertoire culinaire.”

En redonnant à la viande sa vraie valeur, en consacrant un peu plus d’attention à nos sens et en choisissant des aliments de qualité, on expérimente une alimentation riche en saveurs et finalement très variée. On est même tentés de se lancer des défis en réinventant des basiques.

Au fur et à mesure, on acquiert une facilité à cuisiner les produits de saison, à organiser ses courses, à stocker, valoriser les restes et faire avec ce que l’on a dans les placards.

Comprendre le pourquoi

En découvrant pourquoi il vaut cuire tel aliment de telle façon, on devient libre d’adapter nos préférences et nos contraintes.

Un cheminement à expérimenter

Cette nouvelle approche d’une consommation raisonnée aura peut-être transformé votre vision du monde. Et qui sait, elle vous donnera l’envie, le besoin l’urgence de la tester.

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Le sujet de  vous intéresse ?

Vous souhaitez en savoir plus ?

Le livre est disponible ici.

Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l'acte - Gilles Daveau
Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l’acte – Gilles Daveau

Retrouvez l’auteur Gilles Daveau, qui présente son livre en vidéo :

Les autres livres de la Collection “Je passe à l’acte” sont à retrouver ici.

Pour aller plus loin

La révolution dans les cantines

  • Découvrez le réseau précurseur des cantines rebelles et des territoires engagés : unplusbio.org

Des ateliers et des formations

  • Des ateliers et formations à la sensorialité et à l’alimentation avec Marie-Claire Thareau et l’association pommesetsens.org

L’élevage autrement

La viande industrielle

Documents en ligne

Films

Livres

Vous pouvez retrouver ici, mon article sur un livre de la même collection “Je passe à l’acte :Choisir de ralentir, de Nelly Pons.

Le livre est disponible ici.

1 réflexion au sujet de “Manger moins (et mieux) de viande : je passe à l’acte – Gilles Daveau”

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